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Le tunnel postal sous la manche :

De tout temps, durant les périodes de paix, les hommes ont cherché à échanger et à communiquer ensemble. La Grande-Bretagne qui dispose d'un rempart naturel, la Manche, a longtemps éprouvé des difficultés pour échanger avec le continent. C'est ainsi que de nombreux ingénieurs ont imaginé au fil des siècles de nombreux projets afin de simplifier les échanges.

C'est ainsi qu'en 1801, un premier projet sera imaginé par l'ingénieur français Albert Mathieu-Favier. Cet ingénieur des mines profitera du traité de paix franco-britannique d'Amiens pour présenter à Napoléon Bonaparte le projet de deux tunnels sous-marins superposés qui seront creusés à l'aide d'une foreuse. Le premier tunnel devait servir au service postal. C'est ainsi que des malles-poste ou des diligences (voitures tirées par des chevaux) circuleraient sur une route pavée et sous l'éclairage de lampes à huile. Ce tunnel disposerait de grandes cheminées s'élevant au-dessus de la mer afin de ventiler le tunnel. Le second tunnel servirait à l'écoulement des eaux qui se seraient infiltrées dans l'ouvrage. Son inclinaison aurait permis l'écoulement de l'eau, vers des puits d'épuisement aux deux extrémités du tunnel.


                                
Projet du tunnel sous la manche                          

Une île artificielle devait être construite au milieu du tunnel à mi-chemin entre Douvres et Calais, sur le banc de sable de Varnes. Ce banc de sable n'est, en effet, immergé que d'une dizaine de mètres. C'est ainsi que les voyageurs auraient pu remonter à la surface et profiter d'un relais de poste afin de se reposer et de changer les chevaux. La traversée de la Manche était estimée à environ 5 h 30 minutes. Le ministre anglais, Charles Fox, aurait déclaré à Napoléon Bonaparte lors d'une visite à Paris : « c'est une des grandes choses que nous pourrions faire ensemble », une autre version de l'histoire prête ses mots à Napoléon Bonaparte envers Charles Fox.

Mais lorsque les tensions entre la France et l'Angleterre ont repris, les militaires anglais ont craint alors qu'une invasion puisse se faire via le tunnel. De plus, le type de roche qu'il aurait fallu creuser aurait été un obstacle technique majeur. Ce projet ne verra donc pas le jour.

Il ne reste malheureusement aujourd'hui plus d'archives concernant cet extraordinaire projet. En effet ces archives étaient au palais du Luxembourg puis à l'école des mines et enfin à l'institut, depuis ces documents ont malheureusement disparu de la circulation.t disparu de la circulation.


Projet du tunnel sous la manche

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